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Stéphane Pallez, Présidente-Directrice générale de La Française des Jeux

La Française des Jeux un des leaders français du secteur numérique

Stéphane Pallez a débuté son intervention en rappelant que La Française des Jeux (FDJ) est complétement investi dans la transformation numérique. stephanepallezSelon elle, la FDJ dispose des meilleures conditions pour continuer à investir dans la transformation numérique. La PDG de la FDJ a également insisté sur la nécessité de cette transformation pour son entreprise du fait de sa dimension grand public alors que le client désormais attend  d’être traité comme un client connecté, un client individualisé et un client reconnu. Pour Stéphne Pallez la FDJ fait à présent parti des leaders  français du secteur numérique grâce à ces compétences technologiques en particuliers dans le domaine du jeu et du design.

La présidente a ajouté que la FDJ est une entreprise qui se porte bien, ce qui constitue un sérieux avantage pour aborder sa transformation numérique.  La FDJ est la quatrième loterie mondiale et, en 2014, la société a généré un chiffre d’affaires de 13 milliards d’euros pour une croissance de 5,2%. Au total, la FDJ a enregistré 4,4 milliards de transaction en 2014 pour 27 millions de clients ayant joué au moins une fois.  La FDJ peut également s’appuyer sur un solide réseau de distribution fort de 32 700 points de vente. Le numérique est un moteur de cette croissance puisque la loterie et les paris sportifs en ligne ont enregistré une croissance respective de 10 et 45%.

Connecter et connaître les clients

Stéphane Pallez considère que l’enjeu essentiel de la FDJ aujourd’hui c’est de connecter les clients. Le paradoxe de la FDJ c’est que les clients viennent naturellement à l’entreprise du fait de ses grandes marques mais qu’ils demeurent en majorité anonymes pour l’entreprise. L’entreprise compte seulement un million de client sur Internet. La FDJ a donc un grand nombre de clients sans pour autant être connectée de manière individuelle avec eux. La connexion est donc nécessaire puisque  le client attend désormais un service personnalisé tandis que l’entreprise peut espérer tirer de la valeur de la connaissance de ses clients.

La FDJ a donc commencé à connecter les clients. Une des premières initiatives en la matière a été la rénovation des parcours client  et notamment le parcours d’inscription. La FDJ a également investis l’univers du mobile avec des services de localisation, une application de préparation des paris sportifs avant le dépôt en magasin et enfin un service de vérification des gains.

Stéphane Pallez estime que le deuxième enjeu qui découle de la connexion c’est la connaissance des clients : les individualiser et leur proposer des services personnalisés correspondant à leurs usages. C’est la révolution du marketing client. La PDG de la FDJ a rappelé que le modèle de la FDJ c’est le jeu récréatif dans lequel les clients jouent de manière modérée et raisonnable ce qui implique un effort de compréhension du client pour éviter les comportements addictifs. Avec les nouvelles technologies s’ouvre un champ d’analyse comportementale et de compréhension du client, pour que d’une part les produits soit populaire mais également pour éviter les comportements addictifs.

L’entreprise offre déjà à ses clients des outils permettant de définir et de mesurer eux-mêmes leurs comportements de jeux. Les nouveaux outils permettent également de comprendre les comportements atypiques révélateurs de fraude.

Repenser l’innovation

Pour Stéphane Pallez l’innovation de la FDJ doit s’appuyer sur les atouts de l’entreprise et en particuliers son réseau physique. Aujourd’hui il y a une interpénétration complexe des réseaux physique et de la connexion des clients. Les entreprises qui réussissent sont celles qui parviennent à utiliser leur réseau physique pour enrichir le service et faire du client un client omni-canal disposant du choix de son point d’entrée et des différentes possibilités offertes.

La FDJ investit ainsi massivement dans son réseau physique. Le groupe est en train de rénover l’ensemble de ses terminaux de prise de jeu. Les nouveaux terminaux ont été mis au point par Morpho (Safran) qui permet d’intégrer des technologies de lecture optique afin de pouvoir lire tous les supports de jeux. Avec ses nouveaux terminaux, il est possible de faire du réseau physique un réseau numérique moderne offrant un nombre croissant de services de plus en plus diversifié.

La FDJ est également, selon sa présidente, une entreprise ouverte sur un écosystème innovant. En Octobre 2015, la FDJ lancera deux nouveaux types de jeux atypiques par rapport aux produits traditionnels et qui ont été conçu en interne sur un processus d’innovation proche du modèle de la start-up interne. Ce modèle a permis leur développement et leur mise en réseau en 18 mois seulement, ce qui est rapide pour une entreprise de la taille de la FDJ.

Le groupe va accélérer sa mutation en se connectant à l’écosystème d’innovation pour bénéficier du dynamisme Français. La FDJ a ainsi investi dans un fond d’investissement mais également dans un incubateur spécialisé dans les objets connectés, le Tremplin. La FDJ noue également des liens avec des écoles de design et de technologies et le réseau French-Tech, notamment celui d’Aix-Marseille pour échanger avec le principal centre de R&D de la FDJ à Vitrolles.

Pour conclure, Stéphane Pallez a affirmé sa conviction que la FDJ constituera à l’avenir l’illustration d’une grande entreprise en transformation, capable d’exporter un savoir-faire technologique français vers un marché européen voire mondial. Dans le secteur des loteries, tous les acteurs investissent dans le numérique mais pour Stéphane Pallez, la FDJ a l’opportunité d’être un des acteurs proposant des solutions  nativement international.  Pour sa présidente, la FDJ peut être une entreprise française capable de proposer des solutions innovantes en B2B aux loteries européennes face à la concurrence de grands acteurs américains dominants du secteur.